Salaire versus motivation, quelle importance ?

Le salaire n’est pas important. Ce n’est pas un sujet à aborder à un entretien d’embauche…

Combien de fois avons-nous entendu ces raisonnements ?

Est-ce le salaire la seule raison qui nous motive à travailler ?

C’est la question du million… ou plus précisément des K Euros 😉.

Tout d’abord, un entretien d’embauche est censé être un échange. Le/la candidat(e) recherche un poste, un cadre de travail, une évolution de carrière, une connaissance voire une reconnaissance, un statut, un projet enrichissant, un équilibre vie privée/vie professionnelle… et un salaire en adéquation.

Pour sa part, un employeur recherche une/des compétence/s, une personnalité, une expertise, un savoir-faire, une formation académique, un niveau d’expérience, un savoir-être, des qualités humaines, un potentiel, une relation dans la durée…

Le candidat apporte une expérience professionnelle qui correspond à un niveau de salaire attendu.

L’employeur se doit d’offrir une rémunération à la hauteur du poste proposé.

On ne peut pas se voiler la face, le salaire est important. Quoi qu’on dise, lorsqu’il s’agit de travailler pour maintenir une famille, payer ses factures, avoir un logement digne, accéder à des loisirs divers… le niveau de rémunération peut faire incliner la balance à l’heure de choisir son prochain job.

Au démarrage, une nouvelle histoire commence basée sur une relation de confiance.

Motivation versus salaireEnsuite, tout comme dans la vie de couple, on apprend à se connaître, la relation évolue et parfois, après un certain temps passé dans la même entreprise, la monotonie s’installe. Avec elle, une perte de motivation peut se manifester. Certain(e)s salarié(e)s tentent d’effacer leur découragement en partant à la quête d’une récompense purement monétaire, considérant que cette « carotte » suffit à combler la perte de motivation. Lorsque l’employé estime tout simplement que son salaire n’équivaut pas à sa valeur dans l’entreprise, la question ne se pose plus. Or, derrière ce sentiment d’insatisfaction il y a souvent un problème de fond : vous êtes-vous questionné(e) sur votre environnement de travail ou sur votre rôle dans l’entreprise ? Car c’est humain. Face à une période de lassitude il est souvent plus facile de chercher la reconnaissance à travers d’une hausse de salaire. Puis, prendre le temps d’analyser la raison de ce tracas demande un effort de temps et d’énergie dont nous ne sommes pas prêts à nous accorder.

Une augmentation, un bonus, une prime… et après ?

Après il n’est qu’une question de temps avant que le mal-être refasse surface et que cette sensation de désaveu teigne à nouveau le quotidien d’une noirceur permanente.
Le bien-être au travail retrouve ici tout son sens. Il se traduit par un épanouissement personnel et professionnel de la part du salarié(e) et une meilleure compétitivité de la part de l’entreprise. La motivation est la clé de cette entente et elle passe indéniablement par la formation tout au long de sa carrière professionnelle. Être payé à sa juste valeur c’est bon, le développement des compétences, des savoirs-être et des « soft skills » c’est mieux.

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